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Financement des retraites au Parlement européen, le PS et Europe écologie pactisent avec la droite
Lors de l’adoption le 20 octobre d’une longue résolution intitulée « Crise financière, économique et sociale: recommandations concernant les mesures et initiatives à prendre » , le point 77 sur la base d’un rapport établi par Pervenche Berès, députée socialiste française, stipule ce qui suit :
« 77. prend acte de ce que le grand krach éclaire d’un jour nouveau le défi démographique et celui du financement des retraites; considère que le financement des pensions ne peut être entièrement laissé au secteur public, mais doit reposer sur des systèmes à trois piliers, comprenant des régimes de retraite publics, professionnels et privés, dûment garantis par une réglementation et une surveillance spécifiques destinées à protéger les investisseurs; considère en outre que les retraites devront être réformées à l’échelle européenne pour contribuer à financer la solidarité intergénérationnelle; considère que l’allongement de la durée de vie soulève des questions transversales en termes d’organisation de la société qui n’ont pas été anticipées ».
Les députés socialistes et d’Europe Écologie ont donc approuvé ce point de la résolution générale comme l’indique le détail nominal des votes. Tout commentaire serait totalement superflu!
Détail nominal des votes de ces deux groupes au Parlement européen:
S&D: Alves, Andrés Barea, Ari f, Arsenis, Attard-Montalto, Ayala Sender, Badia i Cutchet, Baléytis, Berès, Berlinguer, Berman, Blinkeviéiüté, Bo-tinaru, Bozkurt, Brzobohatà, Bullmann, Capoulas Santos, Cashman, Castex, Cercas, Christensen, Cofferati, Correia De Campos, Cortés Lastra, Costa, Cretu, Crocetta, Cutaç, Daerden, Dâncilâ, Danellis, De Angelis, De Castro, De Keyser, De Rossa, Désir, Domenici, Duêek, El Khadraoui, Enciu, Ertug, Estrela, Farm, Ferreira Elisa, Flaêikova Berlova, Fleckenstein, Garcia Pérez, Gardiazàbal Rubial, Gebhardt, Geier, Geringer de Oedenberg, Gierek, Glante, Gomes, Geincz, Grech, Grelier, Groote, Gualtieri, Guerrero Salom, Guillaume, Gurmai, Gutiérrez Prieto, Haug, Hedh, Herczog, Hoang Ngoc, Honeyball, Howitt, Hughes, Iotova, Ivan, Jaakonsaari, Jàuregui Atondo, Jorgensen, Kadenbach, Kal fin, Kammerevert, Kelly Alan, Kirilov, Koppa, Krehl, Kreissl-Deirfler, Lambrinidis, Lange, Le Foll, Leichtfried, Liberadzki, Lôpez Aguilar, Ludvigsson, McCarthy, Marika, Martin David, Martinez Martinez, Masip Hidalgo, Mavronikolas, Menéndez del Valle, Merkies, Milana, Mirsky, Moreira, Muiliz De Urquiza, Nevedalovà, Obiols, Padar, Panzeri, Papadopoulou, Pargneaux, Paçcu, Peillon, Perello Rodriguez, Pirillo, Pittella, Plumb, Poc, Podimata, Prodi, Rapkay, Rapti, Regner, Repo, Riera Madurell, Rodust, Romero Lôpez, Roth-Behrendt, Rouéek, Sanchez Presedo, Sârbu, Sassoli, Schaldemose, Scicluna, Sehnalovà, Senyszyn, Serracchiani, Severin, Simon, Simpson, Sippel, Skinner, Smolkova, Stavrakakis, Steinruck, Stihler, Susta, Swoboda, Tabajdi, Tarabella, Thaler, Thomsen, Ticâu, Tirolien, Toia, Trautmann, Ulvskog, Van Brempt, Vaughan, Vergnaud, Vigenin, Weber Henri, Weiler, Westphal, Willmott, Yariez-Barnuevo Garcia, Zala, Zemke
Verts/ALE: Albrecht, Al fonsi, Auken, Bélier, Benarab-Attou, Besset, Brantner, Brepoels, Can fin, Cohn-Bendit, Cramer, Delli, Durant, Eickhout, Engstreim, Evans, Flautre, Giegold, Grèze, Hâfner, Harms, Hassi, Hudghton, Jadot, Joly, Junqueras Vies, Keller, Kiil-Nielsen, Lambert, Lamberts, Lichtenberger, Lochbihler, Leivin, Lunacek, Rivasi, Romeva i Rueda, Rühle, Sargentini, Schlyter, Schroedter, Schulz Werner, Smith, Staes, Tarand, Taylor, Trüpel, Turmes, Turunen, Zdanoka
Déclaration de Jacky Hénin, au nom du groupe GUE/NGL:
Depuis des mois, les mobilisations syndicales et populaires se succèdent en France et en Europe, pour s’opposer à la casse des droits et acquis sociaux, à la privatisation des retraites et de la sécurité sociale, au gel des salaires et des retraites, pour refuser de faire payer aux peuples une crise dont ils ne sont pas responsables.
Si ce rapport s’émeut de la crise et tente de « moraliser le marché », il soutient les plans d’austérités dans les différents pays Européens. L’ensemble du rapport constitue en effet un éloge au pacte de stabilité et demande des mesures plus contraignantes encore, assorties de sanctions aux états membres et l’obligation de réduire les déficits.
C’est pourtant tout le contraire qu’il faudrait faire. En effet, depuis de nombreuses années au nom de la recherche du profit, on a compressé les salaires, diminué les impôts et cotisations des entreprises et des banques pour accroître la part des richesses revenant aux prélèvements financiers (intérêts et dividendes). Se faisant on fait grossir les déficits
publics, on a recouru à l’emprunt sur les marchés financiers, on a favorisé l’essor des placements financiers et de la spéculation. Pendant ce temps le crédit à été rationné pour l’emploi et les productions nationales tandis qu’il a été facilité pour les OPA et les exportations de capitaux, la politique monétaire de la BCE n’ayant servit qu’à défendre le taux de profit.
C’est cette logique qui est responsable de la crise systémique que nous vivons.
Hier encore, ce sont 3,5 millions de personnes qui manifestaient en France contre la réforme des retraites imposée par le gouvernement Sarkozy. Pourtant le rapport » considère que le financement des pensions ne peut être entièrement laissé au secteur public, mais doit reposer sur des systèmes à trois piliers, comprenant des régimes de retraite publics, professionnels et privés, [...] considère que l’allongement de la durée de vie soulève des questions transversales en termes d’organisation de la société qui n’ont pas été anticipées ».
Ce n’est ni plus ni moins que la fin de la retraite par répartition et le soutien à la politique de Sarkozy que nous proposent les socialistes et les verts en votant ce rapport!
On ne peut pas s’élever contre ces mesures en France et les préconiser au niveau Européen. Nous demandons que cesse cette hypocrisie et qu’une clarification soit faite quant aux positions des uns et des autres.
Pour notre part, nous soutenons plus que jamais les salariés européens et nous continuerons à dénoncer et lutter contre les plans d’austérités, les politiques néolibérales de l’Union Européenne et pour une profonde réorientation de la BCE. La crise sociale ne sera dépassée que par une utilisation de cet argent qui coule à flot en Europe, au profit des populations.
Jeunes communistes, pour le parquet « Affaire classée »

Mardi 3 août, les 3 jeunes communistes qui avaient été placés en garde en vue dans la nuit de jeudi à vendredi précédent la venue de Nicolas Sarkozy à Grenoble, pour avoir apposé des affiches humoristiques dénonçant l’action du Chef de l’Etat, répondaient à
la convocation formulée par l’Hôtel de Police, à l’issue de leur garde à vue.
Malgré la période estivale, plus d’une soixantaine de militants ont accompagné Romain, Justin et Gaston pour exprimer leur solidarité active.
Entre le moment où les jeunes sont entrés dans l’Hôtel de Police et leur sortie, l’attente ne fut pas longue, ils sont revenus avec le message suivant: « Pour le Parquet, l’affaire est
classée »
C’est donc une victoire de la démocratie et des libertés. Le gouvernement de la France qui vient d’être épinglé sur la façon dont se déroule les gardes à vue, devrait y regarder à 2 fois avant de
s’attaquer aux libertés !
Peut-on, dans une démocratie, arrêter des militants, expulser des sans papiers, en toute impunité ? Le projet de loi en cours de préparation sur l’immigration est lourd de conséquences pour
nos libertés; nous ne resterons pas l’arme au pied !
« JE DIS LA VERITE… EN TOUT CAS LA MIENNE »
Nicolas Sarkozy, le 12 juillet au 20H de France2
Nicolas Sarkozy s’est invité pendant plus d’une heure à la télévision, sur le service public qu’il veut liquider. Pour ne rien dire ou, au mieux, raconter des contes à son électorat. L’unique objectif de son interview : faire oublier les affaires à répétition dans lesquelles la droite est engluée depuis des mois, sauver les apparences d’un gouvernement en faillite sur tous les terrains. Son discours peut se résumer en une phrase : « Français encore un effort pour payer la crise ».
Affaires, retraites, dette, G20, sécurité, football … Nicolas Sarkozy a tricoté un invraisemblable patchwork même pas digne du meilleur du café du commerce. Le président n’a pas hésiter à se fendre en direct d’un conseil à son ami Woerth, « un homme honnête et compétent!», celui de démissionner de ses fonctions de
trésorier de l’UMP. Il n’hésite pas à manier légèrement les contrevérités prétendant qu’au nom de la République irréprochable il n’aurait pas hésité à se séparer de deux ministres indélicats.
Sur les retraites, comme sur les autres sujets d’actualité, il a répété les même ritournelles : « la fiscalité en faveur des plus riches », « c’est utile pour les plus pauvres’, « travailler plus’ mais maintenant il n’est même plus question d’y rajouter pour gagner plus et pire encore les leaders syndicaux seraient populistes, les manifestants animés par la peur…Rassurez-vous, Nicolas Sarkozy serait là pour nous protéger. Les français connaissent bien la chanson mais c’en est une autre qu’ils réclament. Comme l’ont montré les puissantes manifestations du 24 juin et la défaite de la droite ce week-end dans son fief de Rambouillet, la politique du gouvernement est durablement contestée, il doit arrêter de faire la sourde oreille et changer de politique.
Le disque de la droite est rayé. C’est ce qui a conduit Nicolas Sarkozy à prendre le ton patelin du conseilleur, en qui plus personne ne croit. La droite est incapable d’inventer les réponses à la crise à laquelle ses politiques ont conduit.
En réalité, c’est le spectacle tout entier de la politique gouvernementale qui doit s’arrêter. Le gouvernement et Nicolas Sarkozy doivent cesser de passer en force. La démocratie doit retrouver ses droits et la dignité sa place dans la conduite des affaires publiques.
Plutôt qu’un jeu de chaises musicales destiné à amuser la galerie sans rien changer, la situation exige du gouvernement trois mesures immédiates.
- L’abandon de son projet de réforme des retraites. Le projet de loi doit être retiré de l’ordre du jour du Conseil des ministres et du Parlement, et le dossier retiré à Eric Woerth.
- Le bouclier fiscal doit être supprimé et les fonds récupérés mis au service de l’emploi public et du pouvoir d’achat populaire.
- Les attaques contre la démocratie doivent cesser et le projet de réforme des collectivités territoriales que le gouvernement cherche actuellement à imposer au Sénat immédiatement abandonné.
Si le gouvernement est incapable de l’écouter, cela s ’entendra tout cet été et à la rentrée notamment lors de la manifestation du 7 septembre contre la réforme des retraites à l’appel de tous les syndicats unis et les 10, 11 et 12 septembre à l’occasion de la Fête de l’Humanité.
Loi NOME : Le Gouvernement brade le nucléaire au privé.
A l’occasion, aujourd’hui, de l’examen en commission au Sénat, du projet de loi de nouvelle organisation du marché de l’électricité, les sénateurs du groupe CRC-SPG défendront des amendements de suppression de ses principales dispositions. Ils dénoncent les manœuvres du gouvernement qui, face à l’impuissance de la concurrence libre et non faussée à faire baisser les prix de l’énergie, entend brader 25% de la production nucléaire d’EDF au profit des opérateurs privés.
Cette nouvelle ouverture au privé préfigure la privatisation des infrastructures énergétiques et en particulier nucléaires, comme l’atteste le dépôt d’un amendement, d’un sénateur UMP, cèdant la Compagnie Nationale du Rhône aux intérêts privés.
Ce texte irresponsable socialement, économiquement et écologiquement acte la fin des tarifs réglementés. Il va entrainer un rencherrisement de la facture énergétique des entreprises et des ménages, alors que nos concitoyens subissent une politique de rigueur.
Il n’est pas acceptable que le contrôle public sur l’énergie nucléaire soit abandonné sans consultation populaire. C’est pourquoi les sénateurs du groupe CRC-SPG proposent qu’une motion référendaire soit déposée puis examinée, lors de la séance publique qui doit avoir lieu à la fin du mois de septembre, par le Sénat.
Paris, le 07 Juillet 2010.
24 juin, on manifeste et on signe la pétition pour les retraites
La réforme des retraites proposée par le gouvernement est un véritable coup de poignard contre le modèle social français. Injuste, mais aussi inefficace, ce sont les salariés déjà durement touchés par la crise qui vont la payer au prix fort (22,6 milliards d’euro) alors qu’une fois de plus, le capital est épargné (4,4 milliards d’euro). Ce projet ne règlera rien. Ils s’inscrit dans la lignée des mesures d’austérité mises en place par l’Union européenne : une véritable capitulation devant les marchés financiers et l’amplification d’une politique d’austérité qui nous enfonce dans la récession. Il est possible de faire autrement. Les député-e-s communistes, républicains et du parti de gauche, ont déposé une proposition de loi qui, tout en rétablissant la justice sociale, assurerait également un financement dynamique du système de retraite. Elle repose sur trois piliers :
1. Désintoxiquer notre économie de la finance : contribution des revenus financiers des entreprises à un taux de 9,9% soit 30 milliards de recettes supplémentaires. Cotisation additionnelle des entreprises qui favorisent la financiarisation au détriment de l’investissement et de l’emploi.
2. Favoriser l’emploi et les salaires : majoration de 10% des cotisations des entreprises de plus de 20 salariés dont le nombre de salariés à temps partiel est supérieur à 20% et suppression des exonérations au titre des heures supplémentaires : 25 milliards de recettes supplémentaires.
3. Promouvoir la justice sociale : suppression du bouclier fiscal et augmentation des contributions des revenus issus de l’intéressement, des bonus et stock-options. La mobilisation contre le projet gouvernemental s’amplifie. Aux côtés des syndicats, soyons des millions à rejeter le projet gouvernemental et à défendre une alternative crédible et juste.
Je soutiens la proposition de loi des député-e-s communistes
PROPOSITION DE LOI garantissant le financement du droit à la retraite à 60 ans
Le 22 juin, les parlementaires communistes, républicains et du Parti de gauche présenteront une proposition de loi garantissant le financement du droit à la retraite à 60 ans.
Une pétition nationale sera lancée à cette occasion, avec l’objectif de recevoir l’appui de plus de 100 000 personnes.


