Poste
POUR LA DEFENSE DU SERVICE PUBLIC POSTAL
- près de 2,5 millions de votants contre le changement de statut de La Poste
- des millions de cartes postales adressées au Président de la République
- après la mobilisation des postiers le 24 novembre,
MANIFESTONS
Samedi 28 novembre
à 14h30
Poste Chavant- GRENOBLE
La Poste : l’avis des citoyens bafoué au Sénat !
AMPLIFIONS LA MOBILISATION !
Le gouvernement veut faire passer en force son projet de privatisation de la poste !
La Poste imprivatisable? Même Estrosi n’ose plus le dire après le vote du Sénat. L’Etat sera seul actionnaire au moment de la création de la société anonyme. Qu’en sera-t-il après?
La loi fixe bien une barrière en stipulant que l’Etat restera l’actionnaire majoritaire (argument déjà entendu à France Télécom), mais cela introduit de fait l’idée qu’il pourra y avoir d’autres partenaires.
La transformation en SA est bien l’étape indispensable pour faire rentrer plus tard des capitaux privés.
C’est cette étape que vient de franchir la majorité du Sénat, dont les sénateurs isérois Jean Faure et Bernard Saugey, en approuvant le changement de statut de La Poste. Les députés devraient en faire de même en décembre si la mobilisation ne les arrête pas.
Pourtant une majorité de français y est opposée. Ils l’ont exprimé en étant plus de 2 350 000 à voter le 3 octobre; ils ont continué de le dire en envoyant près de 5 millions de cartes à N. Sarkozy.
Cette mobilisation historique doit être entendue. S’il veut changer le statut de la Poste, le gouvernement doit consulter les français : il doit organiser un référendum. Et, dans un premier temps, retirer le projet de loi.
Ne laissons pas passer ce coup de force !
Manifestons massivement
contre la privatisation de la Poste
Le collectif national contre la privatisation de la Poste appelle les usagers, les élus et les postiers à manifester dans toute la France le samedi 28 novembre.
La dégradation en cours sur les territoires inquiète les populations et les élus
Réductions d’horaires d’ouverture de bureaux de poste, réorganisation de tournées de distribution, avancement des heures de levées de courrier sont déjà réalisées ou annoncées aux maires et aux personnels concernés. Ces réorganisations sont imposées sans concertation véritable et sans tenir compte des besoins des usagers.
Et la privatisation aggravera les choses !
Ces situations sont dénoncées, avec raison, par de nombreux élus et par leurs associations : l’Association des maires ruraux de France, l’AMRF, s’est exprimée le 25 octobre dernier : « L’AMRF entend le besoin de financement de l’entreprise pour assurer son développement dans un contexte concurrentiel. Pour autant, ayant conscience que le changement de statut est une nouvelle étape d’un long processus engagé dès 1990, l’AMRF sait que le risque est grand de voir à terme l’entrée de fonds privés dans le capital de La Poste dont la privatisation serait l’aboutissement. »
Les mêmes effets se produisent en zones urbaines, et notamment défavorisées où les files d’attente s’allongent, les automates supplantent le lien social, les Points Relais Commerçants, dépourvus de toute confidentialité, se multiplient.
Les postiers dans l’action
Le 24 novembre les postiers seront en grève. Vous pourrez soutenir leur action en participant au rassemblement qu’ils organisent ce jour là à 9h30 devant la direction des Postes (rue du maréchal Lyautey)
Le recul des services publics : une politique générale concertée mais occulte!
Cette réforme de la Poste s’inscrit dans un vaste cadre de remise en cause générale des services publics et de l’intervention publique, pour laisser place au « marché » et à la recherche du profit maximum, au détriment de l’intérêt général. Tous les secteurs sont concernés : la poste, l’éducation, la recherche, la santé, la protection sociale, l’énergie, les transports …mais aussi la justice, la police, l’armée.
Cette politique d’ensemble se décline dans des décisions multiples, mais cohérentes et concertées :
- la libéralisation de tous les secteurs de l’activité humaine avec leur ouverture à la concurrence
- la mise en œuvre de la Révision Générale des Politiques Publiques, qui se traduit par des réductions importantes de crédits publics, la diminution du nombre d’agents publics et le transfert d’activités à des officines privées, y compris pour les activités régaliennes de l’Etat (l’armée, la police, la justice…)
- l’imposition de cette politique aux collectivités territoriales, à qui la Constitution reconnaît pourtant la garantie de disposer d’un pouvoir de « libre administration », par des transferts de charge (dont les Agences Communales Postales), la suppression de la taxe professionnelle ou la réforme institutionnelle en préparation …
Annie David, sénatrice communiste de l’Isère, résume cette politique en ces termes : »les collectivités financent, sur leur territoire, les services non rentables, sous peine de les voir supprimés, tandis que parallèlement, les axes rentables sont ouverts à la concurrence et les partenariats public-privé développés, pour permettre aux géants de la finance de réaliser des profits colossaux ».
Aujourd’hui gagner contre la privatisation de la Poste ouvrira la voie à d’autres victoires pour imposer la nécessité de services public nationaux !
Pour défendre le service public postal, une seule voie :
la mobilisation unie et renforcée des usagers, citoyens, salariés et élus le samedi 28 novembre
Article blog du 23 octobre 2009: Carte postale j’écris au Président
Envoyer cette carte par internet
Article 8 octobre 2009: Raz de marée contre la privatisation
Article 20 septembre 2009: la poste vaut bien un référendum
Article 16 septembre 2009: appel au rassemblement devant poste Chavant à Grenoble
Profession de foi et bulletin de vote:
LA POPULATION DOIT SE PRONONCER sur la privatisation de la Poste par une consultation populaire
Madame, Mademoiselle, Monsieur,
Actuellement, la Poste est un établissement public. Premier service public de proximité, son
rôle est crucial pour la collectivité et plus particulièrement en période de crise.
C’est pourtant le moment choisi par le Président de la République, le gouverne ment
et la direction de la Poste pour transformer La Poste en société ano nyme.
.Que le capital soit détenu à 100% par des capitaux publics ne change rien à l’affaire.
Chaque fois que l’Etat a effectué ce type d’opé ration, il a fait entrer des capitaux privés dans
la Société Anonyme, (France Telecom, EDF, GDF….), avec des conséquences immédiates :
- réduction de la qualité du service,
- suppressions massives d’emploi,
- augmentations tarifaires,
- priorité à la satisfaction des actionnaires.
La transformation en société anonyme constitue la première étape d’une privatisation programmée de La Poste.
Gouvernements et direction de la Poste ont dégradé la qualité du service postal en limitant les investissements répondant à l’intérêt géné ral.
Depuis 2002, plus de 6000 bureaux de poste sur 17 000 ont été “transformés” et plus de 50 000 emplois supprimés.
La population est la première victime de ce désengagement!
Celà se traduit par l’espacement des tournées, les délais croissants de livraison du courrier, les réductions d’horaires, l’allongement des files d’attentes quand le bureau de poste n’a pas été carrément supprimé.
Une privatisation de la Poste entraî nerait une détérioration encore plus considérable du service rendu aux usagers la rentabilité maximale immédiate et les impératifs finan ciers
auraient priorité sur l’intérêt g é n é r a l .
Un Comité national regroupant plus de 50 organisa tions a été créé en septembre 2008, autour d’associa tions, de syndicats et de partis politiques. Il a demandé au président de la République d’organiser un référendum sur l’avenir de La Poste comme il en a la possibilité. Sans réponse à ce jour.
C’est pourquoi, face à la menace de privatisation de la Poste, le samedi 3 octobre 2009, lors de la consultation nationale organisée près de chez vous, vous exprimerez votre refus en votant massivement NON au projet gouvernemental.



